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La
terre crie, la terre pleure, se tord de douleurs... tout comme l'homme
d'ailleurs, sauf que pour lui, ses cris, ses pleurs, il ne les met pas
au service de son coeur.
Ni Nous le jugeons, ni Nous l'ignorons. Nous le laissons prendre la direction
qu'il a choisie afin que dans ses derniers sursauts de haine contre lui
même, contre tous ses frères, il en vienne à entrevoir
où son désespoir l'a conduit.
Vous êtes nombreux à être révoltés de
tout ce qui se passe, vous en accusez le ciel, mais qui est agissant à
travers vous ? Cette partie du ciel qu'en avez-vous fait ?
Sachez, enfants de la terre, vous regarder, Nous regarder, non pour vous
juger, non pour juger de notre inaction, mais pour vous rendre compte
à quel point vous êtes tombés.
Car ce n'est pas en vous jugeant les uns les autres, ce n'est pas en remettant
toutes causes au ciel que votre monde ira vers le mieux.
Pourquoi ne pas vous tourner vers Lui avec plus de lucidité, avec
l'amour, pour que votre monde ne s'effondre ?
Lorsque sur Lui vous remettez la faute, ne croyez-vous pas que cela déchaîne
en vous d'autres sentiments que celui qu'Il vous a donné dans votre
éternité ?
Combien il vous est difficile de jouir de la liberté qu'Il vous
a donnée.
Vous dire que, seuls, vous vous êtes enchaînés parce
que de l'essentiel vous vous êtes détournés, vous
donnera-t-il les clés pour que vous puissiez vous relever ?
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