Dessin de 'Nous' - "Combat"
 
     
     

Je suis celle qui a trahi, je suis celle qui ne savait pas aimer, je suis celle qui n’a rien vu, je suis celle qui s’est laissée aveugler par la vie de la terre.
Je suis celle qui a cru savoir, je suis celle que je n’aimais pas, je suis celle qui n’aimait pas.
Mes silences m’ont perdue, mes actes m’ont emprisonnée dans la culpabilité.
Alors, celle qui n’a rien compris au sens de la vie, qui n’a pas vu votre amour, votre soutien, vous demande pardon du mal qu’elle a fait.
Ce mal qui m’a enveloppée, sans le voir, mes peurs de vivre qui m’ont empêché de sourire à la vie. J’ai caché mon amour pour vous, refusant d’y croire, le mal était là, bien ancré, caché au plus profond de moi et vous en êtes mortes physiquement et d’amour.

Je ne sais pas mon nom, cela importe peu, je suis celle qui ne vivait pas, je suis celle qui a tout refusé, pensant que la vie terrienne n’était que biens terrestres, vie facile, et je m’y suis perdue.
Je suis celle qui n’existe plus dans le mal que je vous ai fait. Mon cœur qui s’était fermé à jamais, par aveuglement, doit oublier ce que j’étais.
Le mal fait ne s’efface pas, mais la place aujourd’hui est à nos retrouvailles, ma vie n’est plus dans le sombre, elle est loin derrière moi, je le sais, mais je m’y suis accrochée comme à une bouée par peur de l’inconnu, je n’ai pas voulu voir le cadeau que vous m’offriez, vous, mes sœurs.

 

Je vous ai aimées, mais je ne le savais pas.
J’ai trépigné pour que vous me regardiez, mais c’est moi qui ne savait rien voir.
Le mal tue lentement, l’ombre est pesante, mais l’éclaircie se fait, la porte s’ouvre, et je n’aimais pas Faldona, trop belle pour moi. Je ne pouvais pas lui laisser la place, trop pure pour moi.
J’abandonne ce masque fabriqué, croyant qu’il m’ouvrirait les portes de votre pitié. Ma peur de la vie m’a poursuivie maintes et maintes fois, je sais que la vie n’est pas la mort, même si dans mes vies je l’ai cru. La mort physique n’était pas la fin de mes souffrances.
Je me suis crue abandonnée, mais c’est moi qui ai abandonné, toujours, à chaque fois, ne sachant pas que la première que j’abandonnais c’était moi. Celle qui vous a bafouées, trahies.

J’AI PERDU, TOUT AU LONG DE MES CHEMINS, LA LUMIERE QUI M’AVAIT PORTE UN JOUR,
ET J’AI LAISSE LA PLACE A L’OMBRE, GRANDISSANTE AU FUR ET A MESURE DE MA PERTE DE L’ESSENTIEL.

J’abandonne mes oripeaux qui m’ont trop couverte, sans chaleur.
J’ai appris que réclamer ne sert à rien, je ne savais pas demander.
Je me suis brûlée au soleil de la vie, celle que je croyais bonne pour moi, je me suis perdue et je vous ai perdues.
J’ai renié mes croyances, je me suis reniée, j’ai tout perdu. Je dois l’accepter, et me pardonner ; oh comme c’est dur de se pardonner, si facile de pardonner aux autres. Je ne vous avais pas pardonnées, orgueilleuse muette.

Je vous aime mes soeurs : Iloha, Lughini, Zhylandhia.

 
     
Faldona (14/10/2006)
 
     
 
 
 
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