Dessin vu sur Imblog.aufeminin - "Spirit"
 
     
     

A toi, moi,
Bientôt 50 ans que tu es là, ma proche compagne,
T’ais-je vraiment connue, toi, t’ais-je vraiment aimée ?
Oui, je crois, le crois, je le sais, mais toi franchement t’es-tu vraiment aimée ?
De rivages en naufrages, quel voyage nous avons fait !
Oui toutes les deux !
Tu croyais cheminer seule, et ton cœur a souvent pleuré, sans faire de tapage,
Pas le droit de sombrer, pas le droit de trébucher,
Car la terre est ainsi faite et écrase les plus faibles.
Tu le savais, alors tout droit tu as marché, sans faillir et,
A ton insu, ta peine sur moi tu l'as déposée.
Les mots durs, les insultes, les coups durs, les trahisons,
C’est à deux que nous les avons affrontées,
Mais toi, dans ta révolte, tu as tu tes blessures,
croyant non pas à l’injuste, mais à un triste sort…
Déjà, tu ne regardais pas tes plaies mais celles d’autrui,
pensant toujours et encore en l’amour malgré tout.
J’étais là pendant tout ce temps,
où tu portais courbée le poids de la parole qui ne t’a jamais été donnée !

 
 

Oui, jamais donnée chère amie, mais tu aurais pu la prendre,
mais si ton corps si lourd, si dense avait osé,
Alors que serait-il arrivé ?
A travers toi, je devais percer, à travers moi tu devais espérer,
trouver ce long chemin qui mène vers MOI QUI EST TOI AUSSI...
Merci ma tendre compagne d’avoir su m’entendre, d’avoir compris ce partage,
d’avoir porté ta tâche et la mienne.
Beaucoup t’a été demandé, rien ne t’a été donné sauf…
l’amour en partage, ce courage infini,
et dans tes yeux verts étranges, regarde bien,
et regarde-moi, je suis là, tu me vois, et je suis toi.
Allons ne pleure pas d’avoir trouvé la clé qui te délie des chaînes d’une vie de douleurs,
de poids subi puis accepté.
Aujourd’hui la paix arrive en toi par moi.
Alors dépose ton poids, laisse ton corps et ton esprit au repos,
je veille.
Tu tournes une page de ta vie, de notre vie, ma vie,
en te libérant, tu me rends liberté, jouissance extrême d’être encore plus au travers de toi.
La souffrance n’est rien, elle enchaîne le corps, mais pas moi,
car en moi est le FEU, maintenant pleinement !

Iloha à Corinne

Explose de toi à Toi, de Toi en toi,
Sois toi en Toi et Toi en toi,
Dans l'Unité de l'une à l'autre et de l'autre à l'une.
Je t'aime,
toi l'Amie, Toi la Soeur,
et cueille en mon âme la larme d'une âme
une larme qui grésille au coeur du Feu.



Les mots qui se glisseront sous mes doigts ne seront jamais le reflet de ce que je ressens devant ce chemin que fut le tien, le vôtre.
C'est humblement, là en te lisant que je découvre ce qu'est vraiment la spiritualité.
L'important n'est pas d'avoir de beaux messages, l'important n'est pas ce que l'on voit ou présage... l'important est Ailleurs avec cet ailleurs.
Deux êtres qui se côtoyaient, qui se découvraient, mais qui vraiment découvrait l'autre ?
Ainsi l'âme dans sa Beauté savait, sait... sait ce qu'une incarnation peut endurer dans sa vie terrestre.
Sait ses peines, ses blessures humaines et si, enfouies elles sont pour avancer, ne pas tomber, l'incarnation par son désir d'amour qui la porte en elle, continue sa route, ne se tourne pas vers sa souffrance mais écoute celle des autres, donne toujours et encore.
De la terre, tu as perdu beaucoup, en tant que femme, en tant que maman, mais aussi en tant qu'être humain... mais à quoi bon le dire.
Quel merveilleux témoignage qui laisse de ses traces, de son parcours, juste un grand courage, une grande force dans le désir d'aimer qui rejoint à tout jamais le vrai Bonheur d'Etre et d'exister.
Ce grand Bonheur qui maintes fois t'a été dit que tu allais recouvrer, alors que c'est au sein de la terre que l'on croyait qu'il se profilerait, aujourd'hui tu sais ce qu'il Est.
Car jamais sur terre ne se trouvera plus grand Bonheur que celui d'Etre Homme.
De l'éphémère à l'Eternel tu nous conduis à travers ton chemin qui est le tien.
Je t'aime.
 
     
Iloha, Lughini, Zhylandhya
(17/11/2006)
 
     
 
 
 
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