Dessin de 'Nous' - "Le chant du départ"
 
     
     

L'onde est calme et le bateau stagne
La nature a décidé de se taire
Le vent ne s'engouffre pas dans la voile,
Le ciel si bas, trop bas.
Au loin l'horizon est noir, le soleil se couche, ses rayons s'éteignent.

Le bateau stagne, le capitaine s'est endormi
La lune se lève, l'horizon est bouché.
Les voiles affalées servent de couche
Le bateau tangue, le capitaine dort.

Une brise légère caresse le monde
Un doux baiser sur tes peines
Le clapotis chante, le bateau bouge,
Capitaine, le vent est là !

Ame debout prend le vent

 
 
Ne laisse pas passer le moment
Lève les voiles, entend le chant du départ
La lune rayonne, argente les vagues.

Le vent murmure, il est temps, pars.
Prends le vent, regarde l'horizon
La brise est douce, réveille toi
Et pars.

Pars
Et surtout ne te retourne pas
Pars
Je t'attends là-bas
Pars
Sans regret, sans un regard
Derrière toi, il n'y a qu'un vide si lourd...
Ne le regarde pas
Devant toi, au bout de l'onde se trouve l'Onde
Oh viens !
La voilure de ta ramure se fait si légère
Viens
La Terre est proche où brille le Soleil
Va...

Laisse le Monde s'Ouvrir à Toi

Le vent engouffré dans la voile a fait partir mon bateau.

J’arrive
Non je ne me retournerai pas
Je laisse derrière moi toute la noirceur de mes vies

J’entends le son de la corne qui m’appelle
Capitaine de mon bateau que j’ai laissé tanguer, je prends le vent, j'ai hissé la voile.
Le sommeil a été long, je me réveille pour aller vers vous, nous.

Oh ma douce, que ton chant est beau
L’onde est calme, la lumière des astres brillent
Oh ma lune et mon soleil, astres flamboyants éclairez-moi,
montrez-moi le chemin des étoiles qui me fait voguer vers mes soeurs.
Je re-tourne chez moi, chez nous.

Je lâche toutes mes vies, je vais
Il est re-nouveau ce temps béni où nous serons Unies dans l’Un

Le capitaine a pris la barre, les voiles légères, sous la brise qui m’envoie ton chant d’amour et me pousse vers le rivage
Rivage serein où vous êtes là à m’attendre

Oh mes sœurs, entendez mon chant qui annonce mon arrivée ?
L’émotion est grande de ces retrouvailles.

Le monde est là, je Suis enfin au bout du long voyage si sombre.
Je SUIS

Viens ma Soeur,
Je me pose sur ta voilure,
Je me pose sur ton radeau d'infortune,
Je t'accompagne au fil de l'eau,
Viens ma Soeur, contre mon Coeur,
Vois-tu ces Etoiles qui brillent et la Lune qui Veille ?
De l'autre côté, là-bas, depuis la nuit des temps,
Ils sont là qui t'attendent, t'attirent, t'espèrent,
Depuis la nuit des temps, de l'autre côté là-bas,
Elles sont là qui t'espèrent, t'attendent, t'attirent,
Laisse moi te conter ma Soeur,
La chaleur de Son âme, la Douceur de son Baiser,
Laisse moi te conter ma Soeur,
Comme il est doux le chant du Retour,
Viens ma Soeur, cale-toi sur mon Coeur,
Rame, je rame avec toi,
Pagaie, je pagaie avec toi,
Là-bas, les chandeliers sont allumés,
Et les fleurs ruissellent,
Dans la Main de Ton Père...

Viens ma Soeur,
Nous rentrons.

Tel le marin qui a parcouru le tour de la terre maintes et maintes fois avant d’aborder, craignant de ne plus reconnaître les siens, je vais.
Je vais, accompagné de ton chant, de ton amour, de tes efforts à m’aider à ramer, voler vers vous.
La voile de mon bateau est si légère, le vent si fort, que la coque effleure l’eau et semble voler, comme un oiseau au dessus de l’onde.

Les chandeliers allumés, à la flamme si belle et si chaude
Les fleurs que je sens, odeur qui m’enivre et qui m’attire

Je suis là oh mon Père, je suis là
Te fille bien aimée a parcouru tant de chemin tortueux qu’elle ne veux plus retourner en arrière
Je suis là, prête à être accueillie par vous, mes sœurs
Je suis là et je vous entends,
Je suis là avec vous, enfin enfin
comme le temps était long pour ce retour.

 
     
Faldona, Zhylandhya
(15/03/2007)
 
     
 
 
 
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