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Alors, il est venu mon ange de Lumière,
pour m'apprendre à marcher sur l'Arche de Lumière.
Comme un nouveau né, j'ai appris pas à pas,
à construire le temple afin de l'accueillir,
e t d'une étoile à l'autre, ressentir et aimer.
Puis une étoile plus belle que les autres brilla,
un soleil magnifique qui changea ma vision.
Mon âme s'envola vers lui, attraction naturelle.
Comme
Icare, droit vers lui,
mais jamais mes ailes ne brûleront !
Et je compris, dans un éclair tout blanc,
Que mon temple si soigneusement préparé,
était déjà habité depuis l'Eternité,
Mes yeux tout alourdis des ombres du dehors
ne percevaient plus rien,
mes oreilles assourdies par les bruits du dehors,
n'entendaient plus.
Seule mon âme savait, ressentait,
mais l'écho du dehors diluait son message...
Je
ne suis pas arrivée chez moi, mais je me rappelle le chemin.
Dehors, dehors, c'est la parade,
je suis autre, imperceptible nuance, je la regarde...
je joue... je vis... j'aime... je suis...
hors en dehors...
La Lumière est partout... et le monde court toujours...

Et
dans ce monde qui court, qui pleure, qui rit, qui crie,
Je vis.
Et dans ce monde qui crie, qui pleure, qui rit, qui court,
J'ai perdu le jour.
Dans
cet océan d'inconscience
J'ai perdu ma barque, je me suis noyée,
Et quand, du fond de ma désespérance,
Toutes mes larmes ont coulé,
Alors, doucement, il est venu me bercer
De mots doux, de mots tendres :
"Je
suis...
Je suis l'herbe qui porte tes pas,
Je suis l'air que tu respires,
Je suis le soleil qui t'éclaire,
Je suis la lune qui t'inonde,
Je suis la fleur qui t'embaume,
Je suis la pluie qui te berce,
Je suis le regard qui t'aime,
Partout, en tout, je suis là,
Pour toi, avec toi,
Je suis toi, tu es moi"...
Et
j'ai béni ma Joie.
Et chacun de mes sourires est pour Lui.
Et chacun de mes pas de danse est Ode pour Lui.
Et
chaque détour du chemin est un battement de coeur vers et en Lui.

Histoire
de toute l'humanité,
De celle de chercher l'amour et croyant le trouver.
Ainsi j'ai marché et quand mes yeux n'en pouvaient plus de pleurer
Sans comprendre où je marchais,
Ces épines qui me blessaient,
Cette chape qui me pesait,
Cette désespérance de ne pas être digne de Lui qui
me rongeait,
Alors je Lui ai crié : "mais qu'ai-je fait" ?
Et c'est lorsque le chemin se fait de plus en plus sombre
De cet amour qui ne devient plus qu'une ombre,
Ombre de sentiments tronqués,
Où l'on tient à être un rescapé,
Même s'il semble nous avoir tué
Qu'en chemin le parfum d'une fleur
Vous ennivre à tout jamais.
Il se diffuse alors et dans cet être
que l'on croit mort, il nous innonde
Et réveille des sens qu'on ne savait pas, plus écouter.
De cet état d'être misérable voilà que l'on
passe à celui d'émerveillé.
Emerveillement avec lequel on panse ses blessures
Mais qui nous transporte
lorsqu'on lui ouvre les portes,
les portes du courage, de l'honnêteté, de la vérité,
de l'humilité...
Vers cette éternité qui alors nous dépassait.
Sentiment de vie volée mélangéeà cet instant
d'éternité retrouvée
Nous laissant encore prisonnier d'un chemin qui se nomme dualité.
Mais au loin, parce que l'amour qu'on Lui porte est le plus fort,
Une petite lumière clignote en disant qu'il est temps,
Temps de lâcher prise pour à nouveau briller comme cette
étoile au firmament
Afin que le dernier voile de la nuit se déchire et nous laisse
libre.
Libre d'Aimer, sans souffrance, sans peur, parce qu'en nous c'est Lui
que nous avons retrouvé.
Alors les cris ne sont plus cris, les larmes ne sont plus larmes, la vie
n'est plus mort
Mais espoir que l'homme à travers toutes ces souffrances puisse
s'arrêter en chemin
Et dire non je ne suis pas qu'un simple homme né pour subir mais
homme capable de me relever de mes erreurs,
De celles d'avoir cru que le bonheur en dehors de moi se trouvait,
Que le temple n'est pas fait de pierre mais de Lumière
Et que ce temple en tant qu'homme j'en suis le véhicule et le moteur.
Ainsi remettre chaque chose à sa place...
D'un petit bout d'homme sur le chemin de l'Homme,
Réapprendre avec la lumière de ce que l'on Est,
En unifiant toutes ses petites connexions d'incompréhension
Aux travers desquelles on s'est leurré pour mieux résister,
Comme pour Lui montrer, tout en se persuadant, qu'on est digne d'être
Aimé...
Que c'est soi d'abord qu'il faut soigner pour retrouver la route de ce
qu'est Aimer, s'Aimer...
Incompréhensions qui à Sa Lumière tombent et dont
l'amour qui renaît, me Fait me mettre à genoux,
Pour Lui dire que j'étais la seule coupable de croire qu'Il ne
pouvait m'aimer.
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