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Dans
ta chevelure se cachent les étoiles secrètes, les astres
lumineux,
les promesses faites par un ange, Divin Messager, que toujours en toi
tu porterais l'âme du monde...
Terre des femmes, terre d'espoir...
Un nouveau jour se lève, il n'y a plus de péché,
il n'y a plus de faute,
il n' y a que le murmure de ta voix portant l'enfant roi.
Tout a été balayé !
Auprès
de la rivière, tu te penches et te vois,
et ton reflet te donne la mesure juste de tout cet amour donné
au fil du temps,
rides aux coins de tes yeux, faites de tes rires et de tes peines,
et dans tes yeux comme une flamme pour que s'y réchauffe celui
qui s'est perdu,
tes mains, abimées par les labeurs, mais si belles encore d'avoir
donné sans compter,
sans rien demander... jamais !
Dans
ton temple aux rondeurs maternelles, tu accueilles le fruit de l'Homme
Réveillé !
Tu as su l'emmener jusqu'au bout de son périple, tu l'as bercé,
tu l'as aimé et secouru et,
lorsque lui même ne croyait plus en lui,
tu fus son espoir et son estime, le portant alors qu'il se croyait seul.
Mère
du monde, Mère des Mondes...
Avec toi, le secret est révélé.
Dans le nouveau matin, tu seras celle qui agit dans l'amour de la vie.
Terre
des femmes, ô terre promise !
Lisse ta chevelure, pare-toi de ta lumière, simple habit de tous
les jours,
Eve, Mère de Vie, lève-toi !
Femme, écoute au loin la trompette, elle appelle la Naissance de
Ton Fils !
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