Dessin de 'Nous' - "Le Phoenix"
 
     
     

Alors que Mercure sème ses vents d'orage, la vision se fait trouble, la Terre instable, cris de douleurs qui se font entendre. Doucement, la Lune monte à son apogée, portant la Dame à la cîme. Dans un tourbillon, le Vent l'a parée de son armure, placé dans Sa main la Lame à l'éclat d'argent. Mater Dolorosa porte dans Sa matrice la Douleur du Monde, qu'elle s'apprête à enfanter. Au coeur du Combat, son épée tranchera la vile tiédeur, illusions et pourriture. Délivrance ! Justice !
Hommes, chantez votre Foi. Soyez Vibrants !
Sans peur et sans pleur, soyez debouts dans le Kyrie eleison.

Je vis...
Sombre le monde, sombres les coeurs.
Fulgurantes douleurs au coeur des univers, fulgurantes batailles, comme des éclairs, des milliers d'énergies coulent sur la terre, feux, braises, éclairs d'argent, ou éclairs de misére...
Au dessus de tout ce fracas, Lumière !

 
 

Rayonnant et Radiant Il se trouve, des armées sont armées par Son Bras, alors dans l'infini se dresse Le Sceau du Nouveau !
Elle, regarde en haut, en bas, à mis chemin entre le Créé et le non créé, l'immuable douceur d'un coeur humain et l'infatigable guerrière, elle a enfin repris sa place, elle a enfin entendu l'appel des siècles, elle se lève, soutenue par La Force...
Son bras est armé de l'épée de Justice, pour un temps seulement...
Les Temps sont là, et l'ultime combat aura lieu dans le silence des mondes cachés à l'homme, anonyme cri, guerrière solitaire, elle avance, ô vous les Vieillards qui veillez, donnez-lui non pas la Force, mais la Grandeur et l'humilité en elle retrouvées, pour que son bras, son épée soit sans faille, que les Eons, les Informels, les Révélateurs, l'accompagnent en chantant les louanges du Logo !
La trompette résonne !
Les mondes exultent la libération !
Alors la bête sera mise à mal, ses légions baillonnées et, après bien des pleurs, bien des gémissements, bien des effrois, l'homme se tiendra debout !
Elle est celle qui tranchera la branche morte, cette branche sèche et sans fruit afin que la Nouvelle sève puisse monter !
Entendez au loin les prémices de Sa Justice !
L'Amour est vainqueur, le crépuscule, la nuit ne sera nuit que dans l'illusion, matin flamboyant !
Le rose, le violet se mêlent au doré, à la Source de toutes choses, soyez prêts !
Soyez dans l'allégresse !

La Précieuse renaît, au milieu des orages, du vent, des tumultes du temps sans temps.
Elle renaît, elle par qui tout fut donné, enseigné, venant d'autres âges, d'autres temps et pourtant toujours le coeur vaillant parce qu'en elle, est le secret des secrets, en elle est la Renaissance.
Mère du Cosmos par son bras levé, par sa place retrouvée, Sa guerrière mais aussi Son épouse, Sa flamme par qui tout adviendra.
Autour d'elle, se joindront toutes ses armées pour combattre dans le dernier instant, celui qui La Force voulait abroger.
Par elle, l'homme deviendra Homme, par elle les cris de l'humanité seront vengés, non pour se reconnaître car cela est déjà, pour que tout soit, mais pour que Sa Justice soit son glaive qui tranchera.
La trompette a sonné car elle donne le son de la joie retrouvée, de l'espoir qui finit par couler.
Ses sons ne resteront pas que sons mais deviendront pour la terre épuration, car tout doit advenir dans la nouvelle oraison. Tout, ainsi dépourvu du souillé, pourra redonner à la terre sa véritable floraison.
Haut les coeurs, soyons prêts car notre Mère s'est levée, notre Mère armée de son épée redonne la lumière aux ténèbres, dans ce monde où les yeux ne voient plus car en eux l'espoir n'est plus.
Courage, car pour que tout cela advienne, beaucoup de tribulations secoueront la terre, ébranleront les coeurs, mais ceux qui sont purs et sincères, ceux qui Le servent, resteront debout, car telle sera Sa Volonté au travers de celle que les coeurs reconnaîtront.

Dans la nuit étoilée le coeur de l'homme étend ses émotions gelées,
Prisonnier dans la boucle du temps, répétition à l'infini.
Mais la boucle est brisée, le temps s'écoule à nouveau vers son destin.
Ainsi la Mère fut libérée de la glace, et chacun put reprendre sa place.
Dieu et Déesse enfin réunifiés en un tout pour que l'homme ne soit plus bancal.
L'épée frappe la glace qui entrave encore le coeur de l'homme,
millions d'aiguilles aux éclats figés...
Clameur, Douleur, Miséricorde,
Tout se tord dans la nuit noire,
pour enfin Revivre !

Le Combat n'a d'égal que l'inconscience humaine,
petite foule dense qui se presse aux portillons de l'hiver... Oh petit homme, prie, prie, porte de ta Foi la Belle Armée et la Mère ! Lutte, petit homme, malgré ton ignorance, ton inconscience, lutte pour soutenir Ceux qui pour toi aujourd'hui, en ce moment même, se battent afin de te délivrer de l'étau de la glace. Que ton chant se joigne au chant du Ciel, car ton Devenir s'accomplit !
Tiens-toi droit, petit homme. Enracine tes pieds à la Terre, Plante ta tête dans les étoiles, Ecoute le Vent qui te parle, t'exhorte...
Explose d'Amour, petit homme !

Lorsque la lune est à son zénith, alors s’endort le monde, alors se lèvent les soldats…
Dans leurs sommeils, ils s’élèvent vers un rêve qui n’en est pas un, combattants de Lumière ils agissent dans leurs armures de lumière et de feu, leurs bras armés de cette épée de Justice et de Foi qui seule sera Acte…

Et le monde dort… ignorant…

Soldats anonymes agissant à l’abri des regards, à l’abri du tumulte ambiant et pourtant confrontés à cette Bataille Ultime.
Soldats silencieux, dans cette aube naissante, écrasant ce que l’on nomme La Bête, ce que l’on nomme L’Ombre, ce qui n'est en vérité qu’Energies Subversives, éclairs d’un autre Temps, éclair de Misère mais qui frappe et frappe encore, s’étalant sur le monde comme un brouillard visqueux, putrifiant les âmes tièdes, perdant les âmes faibles, engloutissant l’espoir…
Alors c’est ainsi que se lèvent ceux qui sont nés pour ce combat !

Pourtant le monde dort… ignorant…

Riez, haussez les épaules, qu’importent les railleries, leur but est tout autre…
Là bas, le soleil est rougeoyant, les mondes s’entrechoquent, les mondes dévoilés combattent depuis si longtemps, tout est en éruption, tout vibre au son d’un même Dieu, soldats de Lumière, vos nuits sont dépourvues de faiblesses, vos nuits sont jours, vos actes sont espoirs, humbles mais radieux…
Les portes s’ouvrent, le Néant ne sera pas mis à mal tant que chaque parcelle de noirceur dormant en chaque homme ne sera pas découverte et purifiée, rien n’est encore fini, et pourtant brille au loin Son Plan, comme l’étoile de Bethléem, elle ne cessera pas de briller tant qu'un homme, un seul, sera prêt à se battre.

Le combat est sur tous les plans vibratoires, mais il est aussi ici, sur la terre dense.
Aidez les soldats de Lumière, n’alourdissez pas leur tâche, soyez amour, soyez ce que vous êtes depuis votre naissance, Etres divins…
Les Temps sont là, le tonnerre résonne au loin, si loin de vos yeux et vos oreilles, pourtant une pluie tombe sur terre, des énergies sont déversées afin de contrer les pluies acides qui vous rongeraient les cœurs entièrement, c’est ainsi.
Le taire serait meurtrier, ces combats existent, mais avant que le jour se lève la nuit est nécessaire.
Priez mes frères afin que l’aube arrive…
Si vous me pensez folle, laissez-moi ma folie qui n’est que combat pour des jours lumineux, je préfère ma folie à une léthargie d’habitudes sans fin, sans lendemain, aveuglement devant une réalité à vos yeux cachée.

Et dans l'oeil du Phoenix coule le Sang...

 
     
Iloha, Lughini, Zhylandhya
(20/12/2005-13/01/2006)
 
     
 
 
 
© Dans-la-Lumiere.com